Scéance du mardi, un jeu d'improvisation avec comme contrainte (Emmanuelle adore imposer des contraintes) prendre le caractère d'un animal.
J'ai pris le coq, ou plutôt c'est muriel qui m'a donné le coq, et il paraît que cela m'a plutôt réussi. Mais comme toujours je ne sais pas expliquer pourquoi. C'est peut être normal, Emmanuelle dit que pour jouer il faut oublier sa tête.
Autre exercise marcher au ralenti sur un rithme de 8, 4 ou 2.
C'était terrible, j'étais raide, je perdais mon équilibre, mes bras et mes jambes étaient désordonnés ... Heureusement que le ridicule ne tue plus! ... Il faut que je travaille cela très sérieusement ...
Emmanuelle nous a incité à réfléchir à un animal qui pourrait caractériser notre personnage, donc pour moi Tirésias.
J'ai pensé à un aigle, Emmanuelle à un hibou ... qui a une proposition ?
Emmanuelle, c’est notre professeur de théâtre, metteur en scène et amie.
Elle est professionnelle, créatrice, passionnée, rigoureuse, pédagogue, drôle, enjouée et très belle.
Elle a, selon moi, de vrai qualités de comédienne et de metteur en scène.
Je pense ne pas me tromper en disant que nous l’adorons tous, en tout cas moi je l’adore.
Si je me suis engagé et persiste dans cette "histoire impossibe" de jouer la Machine Infernale c'est certainement grace à elle.
LETTRE OUVERTE AU PUBLIC
Depuis plus de cinq ans, les salariés du spectacle -artistes et techniciens- sont en lutte permanente contre les réformes successives du régime spécifique d´assurance chômage dit «d´intermittence du spectacle ».
Si nous sommes toujours là aujourd´hui, c´est que notre colère est intacte.
Elle se nourrit et grandit au rythme des paroles reniées, des engagements non tenus, des situations intenables que vivent nombre de nos collègues, de la prochaine exclusion de 40 000 d´entre nous.
Un gigantesque plan social qui ne dit pas son nom.
En 2003, au nom de la rigueur budgétaire, de la moralisation et de la professionnalisation de nos métiers, le Médef et le gouvernement ont engagé une réforme drastique des annexes spécifiques aux métiers du spectacle. Ils ont mis à mal le principe mutualiste de la protection sociale pour y substituer une logique assurantielle et individuelle.
Cinq ans plus tard, organisations syndicales et professionnelles, rapports d´experts, commission parlementaire, et enfin la Cour des comptes elle-même dans son dernier rapport annuel, tous constatent une réforme injuste, coûteuse et inefficace.
Injuste car elle frappe les plus fragiles d´entre nous et améliore sensiblement les revenus de ceux qui travaillent le plus.
Coûteuse car le « déficit » de nos annexes s´est alourdi en indemnisant un nombre pourtant moindre d´allocataires.
Inefficace car elle n´a nullement permis de moraliser la pratique de certains employeurs.
À l´heure où se signe une nouvelle réforme des annexes 8 et 10, nous avons décidé d´entrer, nous aussi, en campagne.
Nous ne sommes pas seulement là pour défendre de légitimes intérêts catégoriels, mais bien pour signifier aux candidats, aux citoyens, au public que l´art, la culture, les oeuvres de l´esprit sont un enjeu majeur pour notre pays et pour chacun d´entre nous.
Nous revenons donc vers vous pour dire que nous tenons à ce système d´assurance chômage qui a largement contribué à la mise en place d´une extraordinaire diversité culturelle, favorisant les liens sociaux, la vie des quartiers et des communes.
Nous refusons que ce système soit confisqué au seul profit de la grande distribution culturelle.
Nous voulons défendre une culture du savoir et de l´échange, une culture rendue vivante par sa transmission aux générations futures.
Cette culture qui fabrique de l´amitié, qui est notre plaisir partagé et notre bien commun, vous allez peu à peu la voir disparaître.
Notre résistance concerne nos vies à tous.
La politique est devenue un spectacle.
Nous avons nos 20 000 signatures.
Alors, nous professionnels du spectacle, nous entrons en campagne.
Vous pouvez soutenir notre combat en signant la pétition
( http://www.synptac-cgt.com/~fnsac/petitions/2007-janvier/